Bilan de la mobilisation contre le Sommet des matières premières

Pour la troisième année consécutive, le Sommet mondial des matières premières s’est déroulé à Lausanne, à l’hôtel Beau-Rivage. Une manifestation d’opposition a eu lieu le jour d’ouverture du sommet (31 mars 2014). Les manifestants se sont trouvés confrontés à un dispositif policier plutôt impressionnant.

Contrairement à ce que laissent entendre certains médias, la manifestation était tout à fait pacifique. La police a néanmoins usé de spray au poivre, pulvérisé droit dans le visage de certains manifestants non-violents. Elle en a également interpellé une vingtaine alors qu’ils rentraient chez eux après que la manifestation a été dissoute.

Quel bilan tirer de la mobilisation de cette année ? Malgré une participation clairement inférieure à l’année passée, nous étions quand même environ 500 à descendre dans la rue (sachant que certains partis de gauche impliqués dans la municipalité lausannoise ont refusé de soutenir la manifestation, contrairement à l’année passée). Même en plus petit nombre, nous avons pu attirer l’attention sur le Sommet et sur le « sale commerce » auquel s’adonnent ses participants. En ce sens, la manifestation était, cette année encore, complémentaire au Forum organisé deux jours plus tôt, qui axait plutôt sur l’information, la réflexion et le débat.

La présence en grand nombre de policiers anti-émeute, l’usage du spray au poivre ainsi que les interpellations sont regrettables. En effet, ces éléments permettent aux médias de donner injustement l’impression d’une manifestation violente et ainsi de discréditer notre mouvement.

MAIS LA RÉPRESSION NE DOIT EN RIEN NOUS DÉCOURAGER ! Nous continuerons à dénoncer fermement la tenue de ce sommet, ainsi que les activités spéculatives et les abus des grandes entreprises. Affaire à suivre.

Plus d’infos sur :
www.stop-speculation.ch
www.facebook.com/StopSpeculationMatieres­­Premieres

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La lutte contre l’ACTA porte ses fruits

C’est désormais officiel : le Parlement européen a rejeté le traité ACTA par 478 voix contre 39 (ainsi que 165 abstentions) 1. Le rejet est définitif.

Élaboré en coulisses par une poignée d’États (avec la complicité de grandes multinationales !), ce texte visait entre autres à lutter contre le téléchargement illégal et le partage d’informations copyrightées (fichiers musicaux, films, etc.). Il aurait également permis de restreindre l’accès à des médicaments génériques dans certains pays. Lire la suite

Rio+20 : La Nature n’est pas une marchandise

Aujourd’hui, mercredi 20 juin 2012, s’ouvre la Conférence des Nations Unies sur le développement durable à Rio de Janeiro. Il s’agit du cinquième Sommet de la Terre, le premier ayant eu lieu en 1972. Il vise à promouvoir une « économie verte », qui entend concilier écologie et capitalisme. Cette conférence est aussi appelée Rio+20, car elle a lieu 20 ans après le Sommet de la Terre de 1992 qui avait suscité beaucoup d’espoir à l’époque.

20 ans plus tard, force est de constater que la situation n’est guère brillante. Les scientifiques, qui tirent la sonnette d’alarme depuis un bon moment déjà, s’accordent aujourd’hui à dire que nous devons nous préparer à vivre de grands bouleversements climatiques à moyen terme. De plus, les ressources naturelles s’épuisent à vue d’œil : plusieurs de nos matières premières viendront à manquer au cours de ce siècle. Les plus alarmistes pensent que notre modèle de société nous conduit tout simplement à l’extinction… Lire la suite

Discours d’un membre d’Attac, le 12 mai, à Delémont

« Cher-e-s Indigné-e-s,

Je vous propose ces quelques phrases de la part d’Attac, association née en 1999, du constat des dangers qu’encourait la démocratie mondiale par rapport à la soumission du monde politique au néolibéralisme et à la nébuleuse de la nouvelle divinité qu’on nomme ‘‘Les Marchés’’.

En effet, les puissants et les riches, soit environ 1% de la population mondiale, ont mis en place un système qui leur permet de s’enrichir très rapidement, parfois en détournant les lois et sans tenir compte du bien-être des populations. Lire la suite

Les indignés du monde et nous

À toute personne intéressée,

En discutant avec mon entourage, j’ai remarqué que beaucoup de gens, en Suisse, ne sont pas très au clair concernant le mouvement des indignés et ce qu’il réclame. Afin de permettre à chacun de saisir à peu près les enjeux, j’ai décidé de faire un bref résumé des revendications des indignés dans le monde. Il s’agit grosso modo des thèmes de la journée mondiale du 12 mai, jour de notre manifestation. Lire la suite

ACTA : un traité au service des multinationales ?

L’ACTA fait actuellement l’objet de vives critiques partout dans le monde. Des discussions ont lieu au Parlement Européen pour savoir si le traité doit être ou non considéré comme antidémocratique. Par ailleurs, de nombreux partis politiques suisses, à droite comme à gauche, disent s’y opposer.

L’ACTA, c’est quoi ?

L’ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ou Accord Commercial Anti-Contrefaçon) est un traité international négocié dès 2006 entre certains gouvernements, dont les États-Unis, l’Union Européenne et la Suisse, mais aussi le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Malgré ce que son nom suggère, il ne vise pas seulement à lutter contre les contrefaçons, mais à protéger tout ce qui est soumis à la propriété intellectuelle. Ses détracteurs mettent en avant la nécessité de lutter contre le piratage et le partage d’informations copyrightées (par exemple des films ou des fichiers musicaux). Pourtant, les applications de l’ACTA ne se limitent pas au domaine Internet : l’usage de certains médicaments génériques et de certaines variétés de semences pourrait aussi être soumis à la loi. Lire la suite

L’indignation en Suisse

Si la Suisse est d’abord restée sans réaction face au mouvement des indignés espagnols qui s’est répandu comme une trainée de poudre en Europe, elle a néanmoins répondu à l’appel du 15 octobre 2011. Environ 1’000 personnes se sont rassemblées sur la Paradeplatz à Zürich, notre « Wall Street » local. Quelques centaines de personnes se sont mobilisées à Genève, et des manifestations de plus petite envergure ont également eu lieu à Bâle et à Berne. À partir de cette date, plusieurs campements ont fleuri sur le territoire suisse, bien qu’ils aient finalement étés contraints à lever le camp.
La majorité des collectifs nés dans la foulée du 15 octobre sont toujours actifs, notamment les indignés de Genève qui, semble-t-il, n’ont pas dit leur dernier mot. Lire la suite